
Nous avons quitte Puerto Montt sous des trombes d'eau, laissant deriere nous les rues innondees pour nous couler dans les confortables sieges inclinables (dits "cama") de notre bus. Mia n'a rien vu de la nuit dans le bus, endormie au demarrage et reveillee une heure avant l'arrivee a Santiago. Nous, nous avons profite des services a bord dignes d'un avion : petit snack, petit dejeuner, films et steward qui vient presque vous border. Seul hic, le chilien est ronfleur. Sans blaguer, on l'avait deja constate dans l'avion et la encore dans le bus ce fut un vrai concert autour de nous. Futurs voyageurs, pensez au boules quies et ne faites pas comme nous, ne les laissez pas dans les sacs a dos !!
De Santiago nous n'avons rien vu cette fois ci puisque nous avons change de gare routiere pour prendre un bus direct pour Valparaiso.
Des l'arrivee a Valparaiso on voit que la ville est differente des autres, plus vivante, plus sale, plus vraie aussi peut etre. Ca grouille, il y a foule sur les trottoirs, des vendeurs a la sauvette, des enfants en uniforme, des chiens errants, du bruit, des vieux, des jeunes, des bus, des trolleys bringballants et tout cela sous un soleil de bord de mer. Tout de suite on pense a Marseille, au panier. Cette impression se confirme une fois quittee la "ville basse" : des ascenseurs, sortes de petits funiculaires, montent sur les collines dominant la ville c'est sublime comme "la bonne mere". De partout on a de superbes points de vue sur la mer, sur l'imposant port et ses milliers de containers, sur les rues a pic bordees de maisons colorees et de fresques murales. Partout on se ballade, on monte, on descend, on remonte et ainsi de suite jusqu'a epuisement. C'est un bonheur de se perdre dans les ruelles, dans les lascis d'escaliers parfois mal fames et mal entretenus.
Par hasard nous nous sommes retrouves a dejeuner a la terrasse d'un hotel assez chic, la serveuse nous a fait ensuite visiter les 7 chambres de cette maison bourgeoise (il faut dire qu'on est hors saison et que les hotels sont deserts) et surtout la terrasse unique dominant toute la ville a 360 degres... genial
Clou de la visite, la maison de Pablo Neruda, a ne louper sous aucun pretexte. Pourtant on etait sceptiques, les maisons d'ecrivain ne nous inspirent pas en general et on ne sait pas s'extasier devant un fauteuil ayant accueilli des illustres fesses. il y a bien-sur ce cote fetichiste dans la maison de Neruda, on ne peut y echapper mais ce qui vaut le detour avant tout c'est la maison elle-meme, son architecture, les vues incroyables sur la ville en particulier depuis la chambre a coucher et l'etonnant salon avec sa cheminee en forme d'oeuf.
On repart de Valparaiso requinques, regonfles a bloc par ce ville seduisante et les copieux Menu del Dia proposes dans les gargottes de la ville basse.
Demain 26 heures de bus pour le grand nord du Chili, San Pedro de Atacama, juste un peu depites car on doit repasser par Santiago (2 heures de trajet) pour avoir des bus "cama" (de Valparaison ne partent que des semi-cama)... pour 26 heures de bus on s'offre ce qu'il y a de mieux meme si on doit pour cela faire un petit detour ! |